Plusieurs syndicats de salariés demandent aux pouvoirs publics de prendre des mesures plus soutenues en faveur des jeunes. Les organisations CGT, FO, Solidaires et FSU font le constat que la situation des étudiants et lycéens est très problématique, sous l'effet conjugué de la crise sanitaire et de «politiques régressives en matière de protection sociale, d’éducation et de formation. Les dernières réformes, sur le droit du travail, sur l’assurance chômage, sur les retraites ou sur l’orientation des élèves accentuent la précarité et les inégalités». Elles jugent aussi que «le plan gouvernemental “1 jeune, 1 solution” ne changera pas radicalement la donne ni ne suffira pas à assurer un avenir professionnel sécurisé et de qualité». 

Celui-ci, selon l'intersyndicale exigerait «une formation initiale de haut niveau, un service public d’éducation et d’orientation accessible pour toutes et tous (…), la continuité et la progressivité des droits au salaire, à la formation et à la protection sociale», ainsi que des «moyens humains et matériels». Elle apporte son soutient aux mobilisations étudiantes et lycéennes du 16 mars 2021, ainsi qu'à celles des étudiants en art dramatique qui demandent la réouverture des lieux culturels

Communiqué commun CGT, FO, Solidaires, FSU – 11 mars 2021

Le Collège de la médecine générale déclare avoir «découvert avec stupéfaction la note DGS-Urgent du 7 mars 2021 qui, en ouvrant la possibilité de vacciner aux pharmaciens, demande à ceux-ci de ne pas commander de vaccins pour les médecins généralistes cette semaine». L'institution professionnelle relève notamment que «les critères  de priorisation nécessitent encore de connaitre les comorbidités du patient, comorbidités qui leur seront difficile à connaître». Elle demande à la DGS de revenir sur «cette mesure aberrante». 

Communiqué CMG - 8 mars 2021

Plusieurs fédérations s'alarment de la situation de précarité des étudiants et demandent un financement public pour résrober la «précarité menstruelle». Cette requête intervient suite à une «enquête réalisée auprès de 6 500 étudiants de 18 à 25 ans» par la Fédération des associations étudiantes (Fage), l'Association nationale des étudiantes sage-femme et l'Association fédérative des étudiants de Poitiers, qui a mis à jour que la crise actuelle se traduit par un renoncement croissant des étudiantes à se fournir en protections hygiéniques adaptés.

Les associations se mobilisent, certes, pour aider, mais constatent que si «un budget de 5 millions d’euros est dès à présent alloué par l’Etat pour lutter contre ce phénomène», «les fonds ne sont malheureusement pas fléchés vers les étudiants». Elles demandent donc une éventuelle prise en charge par la sécurité sociale, sur la base d'une «aide financière calculée sur les frais réels engendrés par les menstruations», ainsi que des mesures telles que «la sensibilisation et (…) la prévention sur les règles et les maladies qui y sont associées, dans un cadre scolaire, (…) périscolaire et universitaire ; l’obligation pour les entreprises de rendre publique la composition des protections et la révision des normes sanitaires et l’interdiction des produits nocifs au niveau français et européen».

Communiqué commun Fage, Anesf, Afe Poitiers – 8 mars 2021