Pour la CGT, le patronat se positionne en recul par rapport à l’accord interprofessionnel de 2005 sur le télétravail. Le syndicat exige au contraire un cadre normatif et prescriptif à même de garantir des droits à minima même pour celles et ceux qui ne bénéficient pas d’un accord d’entreprise.
Faisant le point de la négociation sociale en cours entre organisations d’employeurs et de salariés sur la question du télétravail, la CGT émet un double constat: d’abord que «la France détient déjà le record au niveau européen en matière de télétravail gris (…) avec, hors crise sanitaire, près de 1 salarié sur 5 en télétravail gris pour seulement 8% de salariés couverts par un accord ou un avenant; ensuite que «nombre d'entreprises rechignent à (le-NDLR) mettre en place, et que des salariés n’y adhèrent pas».
Un accord national interprofessionnel pour mettre un terme à la déréglementation
Le syndicat de salariés impute ces réticences à la position des confédérations patronales, dont les «grandes lignes du texte initial (qu’elles proposent-NDLR) sont en net retrait par rapport au contenu du texte de l’ANI de 2005 sur le télétravail et du texte de la concertation télétravail de 2017», et traduisent une «absence de nouvelles propositions sur l’ensemble des sujets qui devraient faire l’objet de la négociation».
La CGT revendique, au contraire, «un accord national interprofessionnel qui mette un terme à la déréglementation du télétravail et dont le contenu normatif et prescriptif permettra de garantir des droits à minima même pour celles et ceux qui ne bénéficient pas d’un accord d’entreprise». Concrètement, cela signifie «un meilleur encadrement juridique», portant aussi bien sur ses modalités statutaires, temporelles, opérationnelles, en vue d’une réelle protection des salariés. Sans oublier «le respect du droit syndical et l’accès aux informations syndicales».