Le syndicat agricole Confédération paysanne estime que l’accord des instances de l’Union européenne sur la politique agricole commune est insuffisant et appelle la France à l’améliorer.

Pour la Conf’, il faut déplorer «le peu d'ambition de cet accord, particulièrement sur les enjeux sociaux et environnementaux», et sa déconnexion avec les enseignements de «la crise sanitaire et des dépendances agricoles qu'elle a mises en lumière». Le syndicat plaide néanmoins que «le gouvernement français peut encore redresser la barre et tracer une ligne plus ambitieuse», ce qui signifierait, concrètement: «aller au-delà du plancher des 10% sur le paiement redistributif», «activer l'aide “petits agriculteurs”» au lieu de la «pseudo aide couplée “maraîchage” qui exclut l’arboriculture». 

En matière environnementale, il faudrait aussi aller au-delà du «plancher des 20% des aides du 1er pilier pour les écorégimes» et «revoir en profondeur son projet d'architecture des écorégimes pour en exclure la certification HVE».

Communiqué Confédération paysanne –  28 juin 2021

Le syndicat agricole Confédération paysanne déplore les choix fait par le Gouvernement concernant la gestion de la grippe aviaire, lesquels signeront la fin des petites fermes de volailles.

L’attitude des pouvoirs publics agace d’autant plus la Conf’ qu’elle même et le Modef ont «été force de propositions et ont participé à tous les débats dans un double objectif : proposer une réelle politique sanitaire pour l'élevage de volailles français et défendre l'élevage en plein-air de qualité» dans le cadre des groupes de travail mis en œuvre sous l’égide du ministère. 

Force est de constater que «les seules mesures d'ordre réglementaire se concentrent sur le plein-air», sans possibilité d’ «adaptation des mesures en fonction d'une analyse de risques, une expérimentation des moyens alternatifs à la claustration pour protéger les volailles de l'avifaune sauvage», ni «mesures qui viseraient à une baisse de la densité en volailles et des flux dans les zones les plus problématiques». Pour la Confédération paysanne, «sans action véritable sur ces deux facteurs, les crises vont se reproduire inlassablement».

Communiqué Confédération paysanne –  28 juin 2021

Le premier syndicat des masseurs-kinésithérapeutes en appelle au travail constructif et collaboratif de toutes les organisations reconnues comme représentatives. 

Revendiquant «la stabilité, la rigueur et la responsabilité», la FNMKR s’adresse au SNMKR et à Alizé pour qu’ils souscrivent à des propositions qu’elle entend porter dans l’intérêt de la santé des Français, à savoir: «l’élargissement de la liste des produits prescriptibles par les kinésithérapeutes et l’accès direct (…); la nécessité de trouver des solutions pour le maintien des personnes à domicile dans de bonnes conditions; la revalorisation indispensable des actes complexes, de la lettre-clé et la création de nouveaux actes».

Communiqué FFMKR – 25 juin 2021

Les quatre organisations professionnelles de l’hôtellerie menacent les professionnels susceptibles d’avoir organisé des fraudes sociales au dispositif d’activité partielle

Faisant référence à un article du «Parisien» (25 juin 2021), les organisations GNI, GNC, UMIH et SNRTC «condamnent et dénoncent fermement ces pratiques», non sans rappeler que «la restauration a bénéficié d’un fort engagement financier de la part de l’État pour sauver nos établissements» ainsi que des « Français (qui-NDLR) ont également répondu présent à chaque étape». Condamnant «fermement la fraude que certains ont cru bon d’organiser», les syndicats d’employeurs avertissent sur le fait que «La justice fera son travail» et que les fraudeurs ne méritent «aucune indulgence».

Communiqué commun GNI, UMIH, GNC, SNRTC – 25 juin 2021 

Pour le syndicat Force ouvrière, le rapport annuel de la Commission des comptes de la Sécurité sociale démontre le mauvais choix de l’État d’une approche strictement comptable

FO rappelle que «le déséquilibre des comptes de la Sécurité sociale en 2020 résulte de la situation exceptionnelle provoquée par l’épidémie de Covid 19, de moindres recettes (en recul de 2,9%) et davantage de dépenses (en hausse de 6,2%)», mais qu’il faut l’imputer au «choix de l’État de faire reposer la gestion de l’épidémie et la réponse aux urgences sanitaires sur la seule Assurance maladie. Masques, tests, vaccins, tracing, Ségur, presque tout est à sa charge, elle porte donc l’essentiel du déficit: avec un surcoût de 18,9 milliards d’euros dans le cadre de l’ONDAM en 2020». Et il est à craindre que «alors que la dette de la sécurité sociale a été cantonnée et sera remboursée jusqu’en 2033 par la CSG et la CRDS, la facture de la crise sanitaire sera payée par les travailleurs actifs et retraités», 

Communiqué FO  25 juin 2021