Pour le syndicat professionnel des entreprises du médicament, les orientations privilégiées par le CSIS sont de bon augure… sous réserve de résoudre l’équation budgétaire et d’assurer un pilotage étroit et partenarial des réformes.

Suite à la tenue du Conseil stratégique des industries de santé (29 juin 2021), LEEM estime qu’ont été actées «des avancées majeures pour attirer les investissements et accélérer l’innovation», autour de 3 axes clés. La transformation de l’écosystème de recherche, d’abord, sur la base «de pôles d’excellence et de bioclusters, de moyens financiers nouveaux affectés à des priorités claires, (…) la priorité absolue donnée à l’attractivité et au développement de la recherche clinique, la création d’une agence de l’innovation». La facilitation de l’accès à l’innovation, ensuite, sur les plans des délais comme des «critères d’entrée des médicaments au sein de la “liste en sus”». Sur, celui, enfin, de «la compétitivité industrielle» par une «stratégie d’accélération dans les domaines (…) des biothérapies, de la santé numérique et des maladies infectieuses» et par le «renforcement des financements des projets industriels via BPI France». 

L’organisation professionnelle, par ailleurs satisfaite de l’«outil de dialogue entre les entreprises de santé et les pouvoirs publics» que constitue le CSIS, espère néanmoins une concrétisation rapide de l’ambition partagée, à travers «l’engagement présidentiel d’une croissance de 2,4% pour les produits de santé, assortie d’une logique de suivi et d’évaluation», ainsi que par «la mise en place d’un pilotage des réformes au plus haut niveau de l’État».

Communiqué LEEM – 30 juin 2021

Le syndicat agricole Coordination rurale est favorable à l’expérimentation de tunnel de prix dans les contrats de vente de produits agricoles. 

Cette expérimentation est prévue par un amendement à la proposition de loi Besson-Moreau, en cours de discussion au Parlement. La CR plaide néanmoins pour «un prix plancher (…) effectivement indexé sur les coûts de production moyens». Elle réitère, en outre, son attachement à «l’article 44 du projet de loi EGAlim» relatif à «l’obligation d’indiquer l’origine de l’ingrédient principal des produits transformés» qu’elle espère voir élargi dans la proposition de loi.

Communiqué CR – 30 juin 2021