Les fédérations syndicales CGT Cheminots et Mines-Énergie se mobilisent le 22 juin pour marquer leur opposition à la casse des services publics du rail et de l’énergie.

Les affiliés de la CGT des secteurs du transport ferroviaire et de l’énergie dénoncent une politique nationale axée libéralisation sous l’impulsion de la Commission européenne. La CGT Mines-Energie s’oppose au projet de «démantèlement d’EDF», préconisant plutôt «le retour à 2 EPIC (…) nationalisés de l’électricité et du gaz». Pour la CGT Cheminots, il faut revenir sur un projet qui impose «la concurrence (…) alors qu’elle ne règlera aucune des difficultés rencontrées par les usagers (…) complexifiera le système, affaiblissant la sécurité, l’offre et l’égalité d’accès (…) au train» et ouvrir «le débat d’une réappropriation publique de l’entreprise SNCF et d’un véritable engagement de l’Etat en faveur du transport public ferroviaire». 

Communiqué commun CGT Cheminots, CGT Mines-Energie – 16 juin 2021

La fédération Santé du syndicat CGT plaide pour l’abandon de l’accord de méthode de la mission Laforcade et l’ouverture de négociations sociales pour revaloriser durablement les conditions de travail des personnels. 

La CGT-Santé a appelé à mobilisation (15 juin 2021) des personnels de santé. Un appel motivé par le fait que «malgré les promesses du président de la République, le constat reste le même: des salaires et des conditions de travail déplorables, une absence de reconnaissance de notre secteur et de nos métiers, malgré leur rôle indispensable dans notre société». Pour le syndicat, il faut aller plus loin que les propositions de la mission Laforcade, et «élargir le périmètre d’octroi du complément de traitement indiciaire (…)à tous les professionnels (…) privés comme publics, du secteur médico-social, de la protection de l’enfance et du social et de celui des soins à domicile». La négociation doit aussi conduire à revaloriser les salaires, engager des «recrutements massifs», améliorer «les garanties collectives». 

Communiqué CGT Santé – 16 juin 2021

L’organisation professionnelle représentant le mouvement HLM fait part de son inquiétude pour la production de logement du fait de la pénurie de matériaux. 

L’USH ne peut que regretter, à cet égard, «la baisse structurelle et continue, ces dernières années, des capacités de production européennes, et singulièrement françaises». En tout état de cause, la production de logements sociaux pourrait être très impactée par «la pénurie de bois et d’acier» et, corrélativement, par «le coût de la construction et de la rénovation», «une moindre prévisibilité des coûts de production». L’union s’engage donc «activement (dans-NDLR) la médiation nationale lancée par le ministre de l'Economie (…) aux côtés des fédérations professionnelles» et «accompagne (…) une démarche de concertation locale entre acteurs régionaux, pour favoriser la mise en place de solutions opérationnelles adaptées aux spécificités de chaque territoire».

Communiqué USH – 16 juin 2021

Pour le syndicat Coordination rurale, une rémunération au juste prix des producteurs agricoles français impose de mieux réguler les importations, en particulier celles de produits ne respectant pas les normes européennes. 

La CR appuie notamment sa requête sur le rapport de «l’Observatoire de la formation des prix et des marges (OFPM), qui (…)  avance pour la France une augmentation des prix à la consommation supérieure à celle de l’inflation», ainsi que sur les «données de FranceAgriMer, (via lesquelles-NDLR) on observe (…) que pour des produits identiques les prix à l’import sont très souvent supérieurs aux prix à l’export».

Faire appliquer la loi EGAlim

Le syndicat avait alerté par courrier (1er juin 2021) le ministre de l’Agriculture sur la non-application de l’article 44 de la loi EGAlim «qui permet d’interdire les importations de denrées alimentaires qui ne respectent pas les normes de production européennes relatives aux produits phyto-pharmaceutiques et vétérinaires, et les exigences d’identification et de traçabilité». Il lui paraît nécessaire que les pouvoirs publics soient «ambitieux», mettent un frein aux «importations toxiques et prédatrices» pour favoriser, plutôt, «les installations d’agriculteurs». Et de rappeler que «tant qu’on ne se penchera pas sur cette problématique qui inhibe toute volonté de régulation des marchés, toutes les observations, les rapports, les réunions et même les lois franco-françaises n’amélioreront pas la rémunération des producteurs». Dans la même logique, doit s’imposer une «transparence totale sur les pratiques de tous les maillons de la transformation mais aussi des distributeurs qui organisent et pratiquent» ces importations. 

Communiqués Coordination rurale – 15 et 2 juin 2021