L’Union nationale des syndicats autonomes estime que l’évolution de la dépense publique doit s’articuler à la priorité de la relance. 

Réagissant à un «rapport de la Cour des comptes» relatif au «niveau de soutenabilité des dépenses publiques», l’UNSA considère que «l’urgence est à la relance économique. Une réforme des retraites, ou encore une baisse de l’indemnisation des salariés en activité partielle seraient en effet, pour l’heure, contreproductives». S’il partage certaines propositions de la Cour («sortie progressive des dispositifs d’aides aux entreprises et aux ménages, chômage partiel»; «mieux maîtriser le niveau de la dette publique en y intégrant les partenaires sociaux»), le syndicat n’en conteste pas moins celle d’«une restriction stricte des dépenses publiques à partir de 2023». 

Pour l’UNSA, «le poids de la dette COVID (…) est injuste», et il est nécessaire que la «gestion (de cette dette-NDLR) soit portée par l’Etat, et lui seul» et «de redéfinir rapidement le niveau de participation au financement des dépenses publiques (…) des grandes fortunes et des détenteurs des plus hauts patrimoines».

Communiqué UNSA – 17 juin 2021

Le syndicat des médecins généralistes MG France émet des réserves sur les nouvelles modalités de certification de la profession.

MG Francefait référence au projet gouvernemental d’une «ordonnance sur la certification périodique des médecins» dont il exige qu’elle prenne en compte le problème d’une «formation de qualité», étant entendu que la formation professionnelle se délite depuis plusieurs années. Pour le syndicat «les principes qui doivent guider la rédaction de l’ordonnance» sont les suivants: «contrôle de (la-NDLR) formation» assuré par la profession; élaboration des programmes avec l’aval du Collège de médecine générale; formation intégrée au «temps de travail» et «indemnisée». De plus, «les mesures incitatives doivent être préférées à la contrainte».

Communiqué MG France – 17 juin 2021

Pour le Syndicat des médecins libéraux, il faut revaloriser la pédiatrie dans l’ensemble de ses composantes publique et privée.

Réagissant à un rapport de l’IGAS (15 juin 2021) visant à «reconstruire le modèle de la pédiatrie en France», le SML conteste un document «simplement axé autour de l’hôpital», qui prive «la pédiatrie de ville du suivi des enfants en premier recours quand les parents l’estiment nécessaire tout en lui demandant de participer à la PDS (permanence des soins-NDLR)». A contrario, le syndicat «estime plus que nécessaire de revaloriser tous les actes de pédiatrie libérale, et plus particulièrement les prises en charge et le suivi des pathologies chroniques et du neurodéveloppement», ainsi que de «donner les moyens aux pédiatres libéraux de fonctionner de façon coordonnée, en pluridisciplinarité, avec des assistants médicaux et des collaborations avec les puéricultrices» sur la base d’une «nomenclature spécifique».

Communiqué SML – 17 juin 2021

Le syndicat des agents de l’État de la CGT juge que la réforme des APL a des effets négatifs justifiant son abandon.

S’appuyant notamment sur une étude réalisée par l’Unhaj (Union nationale pour l’habitat des Jeunes), l’UFSE-CGT constate que la réforme des APL aboutit à dégrader la situation des jeunes, des étudiants, des salariés précarisés, par contraste avec «les APL précédemment “bonifiées” des jeunes, qui (…) venaient pallier l’absence de minima sociaux pour les moins de 25 ans, et assurer une aide stable dans une période de la vie faite de nombreuses fluctuations». Elle souligne aussi les difficultés que rencontrent les CAF pour la mettre en œuvre par «manque de moyens humains et (…) défaillance des outils informatiques dédiés». D’où sa requête auprès des pouvoirs publics de «l’abandon de cette réforme et l’ouverture d’une véritable discussion afin d’améliorer le système».

Communiqué UFSE-CGT – 17 juin 2021

Le Syndicat des médecins libéraux appelle les nouveaux exécutifs régionaux à dialoguer plus activement avec la médecine de ville.

L’adresse du SML se situe dans la perspectives des élections régionales 2021, avec en premier lieu le souhait d’un «dialogue e(…)  qui serait pourtant utile à la construction commune de solutions permettant de conforter et de moderniser l’offre de soins libérale». Le syndicat «demande (…) aux candidats de veiller à faire vivre ce dialogue permanent», de ne pas se focaliser exclusivement sur les structures publiques (CPTS, centres de santé) ni de destabiliser l’offre libérale. Il formule, plus précisément, des propositions visant à soutenir la «visibilité de la médecine de ville» (4 propositions) et «développer la prévention dans les territoires» (3 propositions). 

Des incitations fiscales et zones franches pour favoriser l’installation des jeunes médecins

Sur le premier point, il préconise d’assurer une «cohérence et une transparence dans l’action des ARS» avec participation des «syndicats représentatifs, en amont des arbitrages», de «généraliser le numéro d’appel 116 117 pour l’accès aux soins ambulatoires», de pourvoir à l’équité de financement de la «télémédecine» entre ville et hôpital, ainsi que «des incitations fiscales et des zones franches pour favoriser l’installation des jeunes médecins et conforter les médecins en cumul emploi-retraite et reconnaitre leur engagement au service de la population». La « prévention» doit être «au cœur de la coordination et de la coopération entre professionnels libéraux de santé», intégrer «le risque environnemental». Les Régions pourraient aussi «promouvoir la construction ou la réfection éco-responsable des cabinets médicaux par des crédits d’impôts».

Communiqué SML – 17 juin 2021