Pour le Syndicat des médecins libéraux, il faut revaloriser la pédiatrie dans l’ensemble de ses composantes publique et privée.

Réagissant à un rapport de l’IGAS (15 juin 2021) visant à «reconstruire le modèle de la pédiatrie en France», le SML conteste un document «simplement axé autour de l’hôpital», qui prive «la pédiatrie de ville du suivi des enfants en premier recours quand les parents l’estiment nécessaire tout en lui demandant de participer à la PDS (permanence des soins-NDLR)». A contrario, le syndicat «estime plus que nécessaire de revaloriser tous les actes de pédiatrie libérale, et plus particulièrement les prises en charge et le suivi des pathologies chroniques et du neurodéveloppement», ainsi que de «donner les moyens aux pédiatres libéraux de fonctionner de façon coordonnée, en pluridisciplinarité, avec des assistants médicaux et des collaborations avec les puéricultrices» sur la base d’une «nomenclature spécifique».

Communiqué SML – 17 juin 2021

Le syndicat des agents de l’État de la CGT juge que la réforme des APL a des effets négatifs justifiant son abandon.

S’appuyant notamment sur une étude réalisée par l’Unhaj (Union nationale pour l’habitat des Jeunes), l’UFSE-CGT constate que la réforme des APL aboutit à dégrader la situation des jeunes, des étudiants, des salariés précarisés, par contraste avec «les APL précédemment “bonifiées” des jeunes, qui (…) venaient pallier l’absence de minima sociaux pour les moins de 25 ans, et assurer une aide stable dans une période de la vie faite de nombreuses fluctuations». Elle souligne aussi les difficultés que rencontrent les CAF pour la mettre en œuvre par «manque de moyens humains et (…) défaillance des outils informatiques dédiés». D’où sa requête auprès des pouvoirs publics de «l’abandon de cette réforme et l’ouverture d’une véritable discussion afin d’améliorer le système».

Communiqué UFSE-CGT – 17 juin 2021

Le Syndicat des médecins libéraux appelle les nouveaux exécutifs régionaux à dialoguer plus activement avec la médecine de ville.

L’adresse du SML se situe dans la perspectives des élections régionales 2021, avec en premier lieu le souhait d’un «dialogue e(…)  qui serait pourtant utile à la construction commune de solutions permettant de conforter et de moderniser l’offre de soins libérale». Le syndicat «demande (…) aux candidats de veiller à faire vivre ce dialogue permanent», de ne pas se focaliser exclusivement sur les structures publiques (CPTS, centres de santé) ni de destabiliser l’offre libérale. Il formule, plus précisément, des propositions visant à soutenir la «visibilité de la médecine de ville» (4 propositions) et «développer la prévention dans les territoires» (3 propositions). 

Des incitations fiscales et zones franches pour favoriser l’installation des jeunes médecins

Sur le premier point, il préconise d’assurer une «cohérence et une transparence dans l’action des ARS» avec participation des «syndicats représentatifs, en amont des arbitrages», de «généraliser le numéro d’appel 116 117 pour l’accès aux soins ambulatoires», de pourvoir à l’équité de financement de la «télémédecine» entre ville et hôpital, ainsi que «des incitations fiscales et des zones franches pour favoriser l’installation des jeunes médecins et conforter les médecins en cumul emploi-retraite et reconnaitre leur engagement au service de la population». La « prévention» doit être «au cœur de la coordination et de la coopération entre professionnels libéraux de santé», intégrer «le risque environnemental». Les Régions pourraient aussi «promouvoir la construction ou la réfection éco-responsable des cabinets médicaux par des crédits d’impôts».

Communiqué SML – 17 juin 2021

Pour le syndicat agricole Confédération paysanne, l’aide prévue pour le maraîchage dans le cadre de la révision de la politique agricole commune revient à sacrifier la filière. 

La Conf’ réagit à l’annonce du ministère de l’Agriculture aux organisations professionnelles agricoles (16 juin 2021) d’une «aide couplée au petit maraîchage et petits fruits», qu’il estime être d’un «montant dérisoire», d’où l’obligation de «définir un ciblage drastique, au point que cette aide n'est ni une aide couplée au maraîchage, ni une aide aux petites fermes». L’organisation doute, en outre de «sa recevabilité par la Commission européenne». 

Pour la Confédération paysanne, «le secteur des fruits et légumes a besoin d'une véritable aide (…) qui prime les premiers hectares de toutes les fermes» et «toutes les petites fermes ont besoin que soit activée l'aide aux petits agriculteurs prévue dans le règlement européen». Il faut, plus généralement, que le ministère soit cohérent avec l’ambition affichée de «souveraineté alimentaire». 

Communiqué La Conf’ – 16 juin 2021

Pour le syndicat UNSA, il faut mieux réguler les contrats courts dans le cadre du dialogue social de branche. 

L’UNSA réagit favorablement aux propositions d’un rapport parlementaire (15 juin 2021) consacré à la régulation des contrats à durée déterminée d’usage (CDD-U). Le texte prévoit notamment «la délimitation du CDD-U à certains secteurs, la requalification en CDI, l’accès à la formation ou encore la généralisation de la prime de précarité», «un meilleur suivi du recours aux CDD-U» ainsi qu’une régulation par «le dialogue social, (…) la négociation collective de branche». Ces propositions doivent conduire à une «une évolution de la législation». 

Communiqué UNSA – 16 juin 2021