Le syndicat FSU émet de fortes réserves sur le plan de formation des personnels du ministère de l’Education à la laïcité. 

La Fédération syndicale unifiée déplore en effet que «Dans un contexte où la formation initiale et continue des personnels est exsangue, un tel plan, s’il n’est pas financé, en restera aux effets d’annonce» et juge le plan contradictoire avec «la suppression de l’observatoire de la laïcité qui avait pourtant eu un rôle majeur et reconnu de tous en termes d’information et de formation». De plus, elle «s’inquiète d’une approche de la question de la laïcité sous le seul angle des “atteintes” à ce principe», et du risque de « convoquer ces valeurs et ce principe pour prétendre les réaffirmer dans des usages politiques». 

Pour la FSU, «la laïcité est une construction philosophique, politique et juridique» et «notre service public doit respecter la liberté d’opinion et d’expression de toutes et tous(…) à l’abri des pressions idéologiques, confessionnelles, économiques ou politiques». En tout état de cause, c’est à l’ensemble du secteur public qu’il faudrait étendre le plan de formation.

Communiqué FSU – 15 juin 2021

La Fédération syndicale unitaire apporte son soutien aux professionnels du planning familial et défend le droit à l’avortement. 

La FSU dénonce avec force plusieurs attaques contre plusieurs centres de planning familial. Exigeant «que toute la lumière soit faite sur les commanditaires  (…) de ces attaques et que des sanctions soient prononcées», le syndicat estime que «le droit à l’avortement doit être renforcé. Il est nécessaire d’allonger les délais d’accès et d’améliorer significativement son déploiement sur l’ensemble du territoire».

Communiqué FSU – 15 juin 2021

Pour l’union nationale CGT des centres de restauration universitaire, le principe d’un ticket-restaurant est loin de répondre aux besoins des étudiants. 

L’union syndicale affiliée à la CGT fait référence à «une proposition de loi visant à créer "un ticket-restaurant étudiant» actée par le Sénat (10 juin 2021). Dénonçant une «fausse bonne idée», l’organisation de salariés estime que ce modèle de financement (montant, part de l’étudiant) «inciterait les étudiants à opter pour des repas peu équilibrés dans des chaînes de fast-food ou sandwicheries» en même temps qu’il «aggraverait la concurrence existante avec le privé et anéantirait tous les efforts des Crous consentis afin d’améliorer la qualité de la restauration universitaire (bio, filières courtes d’approvisionnement, réhabilitations et constructions de restaurants, tiers-lieux, etc.)». 

Sachant que «le coût de cette mesure a été évaluée à 1 milliard d’euros, ces fonds devraient plutôt servir à maintenir le prix de la restauration universitaire à 1 euro, à l’augmentation des aides directes aux étudiants et au développement du service public des Crous afin qu’ils puissent assurer leur mission de restauration à tarification sociale» précise l’UN-CGT-Crous.

Communiqué UN-CGT-Crous – 15 juin 2021