Pour la fédération Com de Force ouvrière, le rapport Launey sur La Poste ne garantit pas la possibilité d’assurer un service public universel

FO Comrappelle que le rapport Launey vise à faire des propositions pour solutionner le «déficit annuel approchant 1 milliard d’euros (de La Poste-NDLR) pour les missions de service public qui lui sont confiées» et repositionner son «modèle économique». Le syndicat estime que l’explication du déficit tient dans le fait que «La Poste n’a pas su se transformer pour devenir un acteur du numérique de premier plan», mais souligne que des «“efforts d’optimisation”ont (…) fortement impacté les postières et les postiers que ce soit en termes d’emploi, de conditions de travail, de pouvoir d’achat». 

La fédération prend acte des pistes du rapport («cinquième mission de service public autour du service à la personne et de l’inclusion numérique»; «levier budgétaire immédiat (via une loi de finances rectificative…) pour compenser le déficit du service universel»; «dotation budgétaire annuelle complémentaire». Mais il va de soi que «la restauration d’une relation de confiance entre l’État et La Poste (induit-NDLR) l’adoption de mesures fiscales et budgétaires pérennes, justes, qui compensent le coût réel de toutes les missions de service public». L’absence de «réelle compensation économique» fait craindre que «c’est le modèle social qui est attaqué». 

Communiqué intersyndical FO Com –  24 juin 2021

Pour la société de gestion de droits, les mesures relatives à France 4 et aux services de vidéo à la demande augurent d’une politique audiovisuelle ambitieuse en matière de diffusion et circulation de la création.

La Société des auteurs et compositeurs dramatiques se félicite des «décrets (…) assurant le maintien de la chaîne France 4 et (…) rendant applicable les obligations d’investissement et de diffusion des œuvres audiovisuelles et cinématographiques françaises et européennes par les services de vidéo à la demande».

Un cadre exigeant et ambitieux pour soutenir sa création nationale

Ces mesures «consolident et renforcent l’offre de l’audiovisuel public, en direction de la jeunesse», et «modernisent l’ensemble de la régulation audiovisuelle en faisant des plateformes numériques des partenaires de la création». Et de rappeler que «la transposition définitive et concrète de la directive sur les services de médias audiovisuels est aussi l’occasion de souligner qu’aucun autre pays européen n’a défendu la mise en place d’un cadre aussi exigeant et ambitieux pour soutenir sa création nationale».

Pour autant, une politique audiovisuelle ambitieuse suppose que soient bien menées les «discussions en cours autour d’une nouvelle chronologie des médias et du futur décret applicable aux chaînes de la TNT». La SACD plaide, concernant l’audiovisuel, pour «un haut niveau d’engagement en faveur de la création pour les chaînes de la TNT (et du-NDLR) partage de la valeur pour l’exploitation des œuvres qu’elles financent» ainsi que pour «les dispositifs qui assurent les meilleures perspectives d’exploitation et de diffusion (…), sur le territoire français comme à l’international». En matière de cinéma, «la chronologie des médias doit notamment intégrer pleinement les acquis du décret SMAD en garantissant aux services de vidéo à la demande une place conforme à leurs niveaux d’engagements financiers et aux délais pivots». 

D’autre part, elle espère que le «projet de loi sur la régulation et la protection de l’accès aux œuvres culturelles», assorti de la création de l’Arcom, soit bien l’occasion de confirmer les catalogues comme des «actifs stratégiques».

Communiqué SACD – 24 juin 2021