Les quatre organisations professionnelles de l’hôtellerie menacent les professionnels susceptibles d’avoir organisé des fraudes sociales au dispositif d’activité partielle

Faisant référence à un article du «Parisien» (25 juin 2021), les organisations GNI, GNC, UMIH et SNRTC «condamnent et dénoncent fermement ces pratiques», non sans rappeler que «la restauration a bénéficié d’un fort engagement financier de la part de l’État pour sauver nos établissements» ainsi que des « Français (qui-NDLR) ont également répondu présent à chaque étape». Condamnant «fermement la fraude que certains ont cru bon d’organiser», les syndicats d’employeurs avertissent sur le fait que «La justice fera son travail» et que les fraudeurs ne méritent «aucune indulgence».

Communiqué commun GNI, UMIH, GNC, SNRTC – 25 juin 2021 

Pour le syndicat Force ouvrière, le rapport annuel de la Commission des comptes de la Sécurité sociale démontre le mauvais choix de l’État d’une approche strictement comptable

FO rappelle que «le déséquilibre des comptes de la Sécurité sociale en 2020 résulte de la situation exceptionnelle provoquée par l’épidémie de Covid 19, de moindres recettes (en recul de 2,9%) et davantage de dépenses (en hausse de 6,2%)», mais qu’il faut l’imputer au «choix de l’État de faire reposer la gestion de l’épidémie et la réponse aux urgences sanitaires sur la seule Assurance maladie. Masques, tests, vaccins, tracing, Ségur, presque tout est à sa charge, elle porte donc l’essentiel du déficit: avec un surcoût de 18,9 milliards d’euros dans le cadre de l’ONDAM en 2020». Et il est à craindre que «alors que la dette de la sécurité sociale a été cantonnée et sera remboursée jusqu’en 2033 par la CSG et la CRDS, la facture de la crise sanitaire sera payée par les travailleurs actifs et retraités», 

Communiqué FO  25 juin 2021

Le syndicat agricole FNSEA se félicite de l’accord des instances de l’Union européenne (trilogue) sur la prochaine politique agricole commune et des avancées qu’il contient. La prudence reste de mise sur son application en France. 

Pour la FNSEA, «cet accord était nécessaire dès aujourd’hui, pour préparer au mieux la future PAC et réussir dans de bonnes conditions sa mise en œuvre en France, que ce soit au niveau des instructions techniques, de l’information des agriculteurs ou des outils informatiques». Le syndicat apprécie la prise en compte «de nombreux points sensibles que nous avions soulevés (…) les impasses liées à une rotation annuelle stricte à la parcelle, ou sur un pourcentage d’éco-régimes trop important» ainsi que «des besoins sur les autorisations de plantation, la consolidation de l’organisation économique, ou encore la mise en œuvre d’un droit à l’erreur» et, enfin «la réalisation d’une convergence à 85%». 

Malgré ces avancées, la FNSEA émet des réserves sur «l’obligation qu’au moins 4 % des terres arables au niveau de l’exploitation soient consacrés aux zones et caractéristiques non productives, ou encore la non-éligibilité du secteur du sucre au régime d’intervention». De plus, il souligne que «la France devra utiliser toutes les possibilités envisageables dans le cadre du PSN pour offrir de manière adéquate et réaliste des solutions pour permettre une production agricole compétitive».

Communiqué FNSEA –  25 juin 2021

Pour le syndicat agricole Coordination rurale, la proposition de loi Besson-Moreau ne peut faire oublier qu’il suffirait, simplement, d’appliquer la loi EGAlim actuelle. 

La CR considère que «certains amendements (au texte-NDLR) vont dans le bon sens, notamment ceux visant à renforcer le poids des indicateurs de coût de production dans la détermination du prix payé (…) et aussi ceux interdisant les clauses d’indexation du prix sur celui pratiqué par la concurrence», de même que «l’expérimentation prévue pour mieux informer les consommateurs sur la rémunération des agriculteurs, et la mise en place d’un contrôle plus strict des pratiques trompeuses».

Pour autant, il serait judicieux que le Gouvernement applique la loi actuelle, dont «l’article 44 permettrait pourtant de nous protéger (…) contre une concurrence extra-communautaire déloyale, et de préserver nos consommateurs de produits jugés dangereux et interdits dans l’UE».

Communiqué Coordination rurale –  25 juin 2021