Pour le syndicat de l’alimentaire Adepale, la proposition de loi Besson-Moreau doit être adaptée et mieux prendre en compte la filière. 

L’Adépale, sur la base de son «1er Baromètre (…) créé pour mesurer l’activité de près de 600 sites agroalimentaires français qu’elle réunit1 est éloquent sur le sujet» (1), émet des propositions auprès des parlementaires dans le contexte du vote sur «la proposition de loi Besson-Moreau» en lien avec la loi EGAlim. Le syndicat de PME rappelle que si la confiance est de retour chez les «PME alimentaires françaises», elles doivent faire face à «des difficultés à recruter», mais aussi et surtout «à des contraintes grandissantes en matière d’approvisionnements, notamment en raison du manque de disponibilité et de la flambée des coûts des matières premières agricoles ainsi que de l’augmentation des prix des emballages». 

Adapter la proposition de loi aux besoins des entreprises de transformation 

Appelant à une mobilisation des pouvoirs publics, elle juge qu’il faut aller bien plus loin que la proposition de loi Besson-Moreau, jugée être «une mauvaise réponse à un vrai problème» en ce qu’elle oublie, particulièrement, «le maillon charnière situé entre les l’agriculture et la distribution, celui de la transformation». Dans la perspective de mettre un «coup d’arrêt (…) à la stratégie déflationniste des distributeurs» et d’une «revalorisation (…) calculée au cas par cas en raison de la large diversité de produits et des recettes composées par les entreprises alimentaires françaises», l’organisation professionnelle liste 4 priorités aux pouvoirs publics, au premier rang desquelles «permettre aux transformateurs de répercuter les hausses et baisses des coûts des matières premières agricoles dans leurs prix de vente». 

Il s’agit aussi d’«assurer une juste concurrence avec les opérateurs internationaux», de «rendre en compte les difficultés d’application (…) de la proposition de loi pour les produits alimentaires assemblés (pizzas, salades composées, sandwiches, plats cuisinés…) composés d’un grand nombre de matières premières agricoles». La «formation du prix (doit intégrer – NDLR) les investissements des entreprises et des exploitations agricoles dans la RSE et la transition agro-écologique, la pêche et l’aquaculture durables». 

1) Accessible en ligne sur le site de l’Adepale

Communiqué et DP Adepale –  24 juin 2021

Le syndicat agricole Confédération paysanne estime que la proposition de loi Besson-Moreau, liée à la révision de la loi EGAlim, n’améliorera pas la rémunération des agriculteurs. 

Pour la Conf’, les évolutions proposées par le texte sont insuffisantes dans la mesure où elles ne proposent que «nouvelles “expérimentations”». Le syndicat considère que «la contractualisation obligatoire (appelle-NDLR) une garantie sur les prix, c'est-à-dire (…) l'interdiction de vente à perte»; que «la transmission du prix des produits agricoles en aval » ne sera pas efficace «si la part non négociable reste à un niveau non rémunérateur pour les paysans»: à cet égard il préconise plutôt que «le prix du contrat “production / 1er acheteur” ne doit pas descendre en-dessous du coût de production».

Enfin, la «proposition d'expérimenter un «rémunéra-score », relève du “social washing”», qui masque mal le fait de faire porter la «responsabilité sur les consommateurs».

Communiqué Confédération paysanne – 23 juin 2021

Pour la Fédération syndicale unitaire, un grand plan public pour la jeunesse doit être engagé par les pouvoirs publics. 

L’adresse de la FSU intervient alors que se tiennent les Assises de la protection de l’enfance (24 et 25 juin 2021). En arrière-plan, le syndicat invoque l’impact de la crise sanitaire et la mise à mal, par les politiques publiques du «socle de nos solidarités intergénérationnelles», entre «remise en cause conséquente de l’ordonnance de 1945», «programmes scolaires entérinant le parcours au mérite et la sélection», «fragilisation des dispositifs de protection de l’enfance», «absence de plan d’envergure en direction de la pédopsychiatrie». 

Le «plan massif et coordonné» que suggère le syndicat doit intégrer «le renforcement de tous les services et structures de prévention, de protection de l’enfance et de la jeunesse par le recrutement de personnels qualifiés», des mesures d’urgence pour «les enfants porteurs de handicap», une «véritable politique sociale en faveur des jeunes majeurs», l’amélioration de l’accès aux soins dans le cadre scolaire. La FSU revendique, en outre, «une justice des enfants protectrice, éducative, humaniste et émancipatrice» ainsi qu’une «politique d’accueil et d’accompagnement des mineurs et jeunes majeurs étrangers». 

Communiqué FSU – 24 juin 2021