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La Coordination rurale ne cautionne pas la HVE

La Coordination rurale estime que la certification HVE est loin d'être une solution vertueuse pour les agriculteurs, leurs productions, leur revenus, aussi bien que pour le consommateur. 

Pour la Coordination rurale, «l’engouement du Gouvernement et d’une partie de la profession agricole pour la certification Haute valeur environnementale (HVE)» ne doit pas faire oublier qu'elle «n'a pas encore démontré ses vertus: ni pour les agriculteurs, pour lesquels aucune plus-value de prix n’est en perspective en contrepartie de contraintes nouvelles et coûteuses, ni pour les consommateurs qui refusent légitimement de payer plus cher un produit qualitativement et intrinsèquement identique».

Le syndicat d'exploitants agricoles estime en outre qu'elle concurrence «les productions sous signe réel de qualité», sert d'abord «un ensemble d’acteurs (…) pour qui le diagnostic, les évaluations, les contrôles payés par les agriculteurs seront un nouvelle source d’activité lucrative», et rajoute à la «distorsion de concurrence entre pays européens et avec les pays tiers» puisqu'elle ne s'applique qu'en France. Du point de vue de la Coordination rurale, la reconnaissance de la valeur agricole devrait plutôt se traduire par l'engagement de l’État à demander à «l’Union européenne d’interdire l’importation des denrées alimentaires et des produits agricoles obtenus avec des procédés ne respectant pas la réglementation européenne et les exigences d’identification et de traçabilité».

Communiqué coordination rurale – 10 mars 2020

REAGJIR fait son diagnostic de santé municipal

REAGJIR souhaite attirer l'attention des élus municipaux sur les enjeux de santé et, en particulier, sur l'installation de jeunes médecins. Pour l'organisation les mesures coercitives ne sont pas la solution. 

Le Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants en France, l'Association des étudiants en médecine (ANEMF) et le syndicat des internes en médecine (ISNAR-IMG), viennent de mettre à la disposition des professionnels un guide précisant les conditions d'installation de jeunes médecins, dont ils espèrent qu'il pourra être partagé avec les élus municipaux (1).

Cette initiative s'inscrit dans la perspective du prochain scrutin municipal, pour lequel l'enjeu de «l'accès aux soins sera crucial», et avec lui la gestion de la problématique de l'installation de jeunes généralistes. Une problématique vis-à-vis de laquelle «La coercition n’est toujours pas la solution: forcer un jeune médecin à s’installer quelque part est le meilleur moyen de le dégoûter au mieux de l’exercice libéral au pire de son métier». Le syndicat estime qu'un accompagnement à l'amont (soutien à l'accueil en cabinet libéral, accompagnement matériel) sera plus attractif. D'autre part, il faut envisager un «changement d’échelle dans le système de soins, nécessaire pour une prise en charge efficace et équitable des patients». REAGJIR, à cet égard, recommande de s'appuyer et développer les «Communautés professionnelles territoriales de santé, créées par la loi Ma Santé 2022».

1) Le guide est accessible en ligne, sur le site de REAGJIR.

Communiqué REAGJIR – 10 mars 2020

Retraites: la CFTC juge l'effort contributif demandé inéquitable

La Confédération française des travailleurs chrétiens estime que les mesures d'ajustement envisagées dans le cadre de la conférence sur le financement des retraites pénalisent plus particulièrement les salariés. 

À l'issue de la dernière réunion de la conférence sur le financement des retraites, la CFTC constate avec désapprobation que «l’ensemble des mesures chiffrées fait porter l’essentiel de l’effort sur les salariés. Aucune des mesures ne revient (…) à solliciter les entreprises». Elle constate que l'hypothèse d'une «suppression des exonérations de cotisations» n'a pas été retenue, tandis qu'il est envisagé d'«aligner le taux de CSG des retraités les plus aisés sur celui des actifs», générant ainsi «une baisse de pension pour certains retraités». Le syndicat souhaite par ailleurs un chiffrage plus précis concernant «les exonérations sociales et fiscales des produits individuels d’épargne-retraite», «l’estimation des recettes associées (aux-NDLR) pénalités appliquées aux entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière d’égalité salariale et de pénibilité». 

Pour la CFTC, «toute mesure d'âge (…) doit s'accompagner d’un abaissement de l’âge d’annulation de la décote actuellement fixée à 67 ans». 

Communiqué CFTC – 10 mars 2020 

La FNEC rassurée sur les négociations commerciales EGAlim

La Fédération nationale des éleveurs de chèvres se félicite d'avoir été entendue par les transformateurs et distributeurs lors des négociations commerciales prévues par la loi EGAlim, même si elle reste vigilante. 

La situation difficile des élevages caprins avait incité la FNEC à sensibiliser l'aval de la filière lait, dans la perspective des négociations commerciales EGAlim. Une sensibilisation qui a porté ses fruits puisque des «annonces de revalorisation du prix du lait», proches de «l’objectif de prix moyen annuel de 790 € / 1000 L nécessaire à maintenir une dynamique positive pour la filière» ont été faites dans la presse par les transformateurs et distributeurs. Le syndicat d'exploitants agricoles sera néanmoins très attentif à ce qu'elles se traduisent dans les faits

Communiqué FNEC – 9 mars 2020

La CFTC rallie l'ANI sur l'encadrement

La Confédération française des travailleurs chrétiens signera l'accord national interprofessionnel sur l'encadrement. 

La validité de l'ANI sur l'encadrement, issue d'une négociation paritaire difficile, est actée par la CFTC. Le syndicat de salariés se dit plus particulièrement satisfait «du maintien de l’obligation pour les employeurs de verser une cotisation spécifique de prévoyance cadre», de la «définition interprofessionnelle (…) mentionnant les différents éléments permettant de caractériser cette catégorie de salarié» même si «la portée juridique de cette définition (…) n’a pas de valeur impérative pour les branches professionnelles», de la réaffirmation du rôle de l'APEC.

La CFTC estime que les partenaires sociaux disposent désormais d'«un véritable outil de réflexion pour aider les branches et les entreprises dans leurs négociations orientées vers les cadres».

Communiqué CFTC – 9 mars 2020