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Grève féministe et anti-réforme des retraites annoncée pour le 8 mars

Une quinzaine d'organisations syndicales de travailleurs, étudiants lycéens, de la société civile, du mouvement féministe appellent à une grève internationale le 8 mars 2020, pour réclamer entre autres l'abandon de la réforme des retraites. 

Sous le slogan «8 mars Grands gagnantes, tou-te-s dans la rue», un collectif regroupant des syndicats de salariés (Confédération générale du travail, Solidaires, Fédération syndicale unitaire), d'étudiants (Union nationale des étudiants de France), de lycéens (Union nationale lycéenne), des associations et réseaux de la société civile, de promotion du féminisme, appellent à une «journée internationale de lutte pour les droits des femmes». il s'agira de promouvoir une «société sans violences sexistes et sexuelles», de refuser la «dévalorisation du travail des femmes», d'exiger «une égale répartition du travail domestique et de soin entre les femmes et les homme», de «défendre le droit à l’avortement», de «dénoncer la casse des services publics».

Ce sera aussi l'occasion d'exiger «le retrait de la réforme des retraites», «l'égalité professionnelle». 

Communiqué commun, Action Aid France-Peuples solidaires, APEL-Égalité, Alchimie Solidarité, Attac, CGT, Collectif national pour les Droits des Femmes, Collectif « Tou.te.s contre les violences gynécologiques et obstétricales », CQFD Lesbiennes Féministes, Femmes Egalité, Fondation Copernic, FSU, Les Chiennes de garde, ~ le mouvement, Les effronté-es, Ligue des femmes iraniennes pour la Démocratie-LFID, Maison des Femmes Thérèse Clerc-Montreuil, Marche Mondiale des Femmes Paris IdF, Osez Le Féminisme, Réseau Féministe « Ruptures », Touche pas à mon intermittente, UNL, UNEF, Solidaires – 27 février 2020

CEDH: affaire syndicats de salariés et de libéraux contre État

La Confédération générale du travail, le Syndicat des avocats de France et le Syndicat de la magistrature ont décidé de saisir la Cour européenne des droits de l’homme afin d'obtenir l’interdiction de l’usage des armes mutilantes lors des manifestations. 

Le 22 janvier 2020, plusieurs syndicats de salariés (CGT) et de libéraux (SAF, SM), ont déposé «requête devant la Cour européenne des droits de l’homme» (CEDH) pour obtenir que les «les autorités cessent de déployer» des «armes dangereuses et mutilantes» à l'encontre des manifestants et que soit ainsi garantie la «liberté de manifester». Les organisations professionnelles rappellent avoir décidé de continuer à se mobiliser «malgré le rejet de notre recours visant à l’interdiction de l’usage du LBD 40 par le Conseil d’État le 24 juillet 2019», fortes des condamnations émises à l'encontre de la France par l'Europe (Parlement, Conseil) ainsi que par l'Onu.

Elles dénoncent aussi pour l'occasion «la proposition sénatoriale, à paraître dans les prochains jours, visant à renforcer la sécurité intérieure» dont elles estime qu'elle continuera à nourrir «le mouvement de tension» et à «alimenter la crainte d’aller manifester».

Communiqué commun CGT, SAF, SM – 27 février 2020

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La CGT appelle à programmer un investissement massif dans la recherche

La Confédération générale du travail estime nécessaire un «sursaut d'investissement public» pour le secteur de la recherche et, notamment, l'atteinte d'un montant équivalent à 3% de PIB. 

La Confédération générale du travail interpelle les pouvoirs publics dans le cadre de la finalisation de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), dont les «orientations annoncées (…) inquiètent la communauté scientifique qui dénonce la poursuite et l’approfondissement des politiques menées (financement sur projet, contrat précaire pour les chercheurs, mise en concurrence des organismes, etc.)», d'où une mobilisation des professionnels concernés qui se traduira par une journée d'action le 5 mars 2020. 

Le syndicat de salariés plaide pour que la France tienne enfin son engagement, pris dans le cadre européen, d'atteindre un niveau de financement à hauteur de 3% du PIB, ce qui n'est, selon lui le cas «ni en ce qui concerne le 1% du financement de la recherche publique, ni pour ce qui est des 2% du financement de la recherche privée, en dépit du montant élevé des aides publiques» et qui jure d'autant plus avec le discours selon lequel «la recherche constitue un levier stratégique essentiel pour le développement». 

Ce sous investissement serait à l'origine d'un «décrochage» de la France en même temps que le vecteur «d’une qualité de travail empêchée, d’une désagrégation des collectifs de travail et d’une perte de sens de l’activité». La CGT plaide donc pour une loi de programmation favorisant «un sursaut d’investissement du secteur public, y compris dans l’emploi, ainsi que des investissements bien plus conséquents de la part du secteur privé», et prêtant une attention particulière aux «jeunes». 

Communiqué CGT – 26 février 2020

La Conf' préconise la relocalisation des circuits de production et de distribution des semences et plants

La Confédération paysanne saisit l'occasion d'un virus touchant le secteur agricole pour demander une relocalisation de la production de plants et de semences.

L'apparition en France du virus «tomato brown rugose» suscite des besoins en indemnisation des agriculteurs dont le Fonds national agricole de mutualisation sanitaire et environnemental (FMSE) a acté le principe lors d'une réunion du 26 février. La Confédération paysanne, si elle approuve le mise en œuvre d'un «programme d'indemnisation spécifique», plaide plus largement pour «qu'un travail soit réalisé, à tous les échelons de la filière sur la relocalisation des circuits de production et de distribution des semences et plants».

Communiqué Confédération paysanne – 26 février 2020

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L'UDES en appelle à la « solidarité » des maires

L'Union des entreprises de l'économie sociale et solidaire adresse 40 propositions aux candidats aux municipales afin qu'ils renforcent leurs relations avec les acteurs du secteur. 

L'UDES prend position à l'occasion des prochaines élections municipales via un manifeste comprenant 40 propositions (1), non sans rappeler que «Si l’économie sociale et solidaire reste peu entendue par le Gouvernement, elle est pourtant plébiscitée par les élus territoriaux qui en connaissent la vraie valeur et mesurent au quotidien ses atouts». Pour son président Hugues Vidor, un soutien renforcé aux entreprises du secteur est légitime parce que les «petites structures de l’ESS (…) sont implantées localement, créent de l’emploi non délocalisable et répondent à un grand nombre de besoins sur le territoire». Il «passera par des moyens alloués par les communes à ces entreprises notamment en mobilisant le foncier municipal mais également en privilégiant les acteurs de l’ESS dans les appels à projets ou la commande publique».

Parmi les propositions phares émises par le syndicat d'employeurs figure «la création d’un adjoint au maire en charge de l’ESS ainsi que la création d’un service (inter)communal exclusivement dédié aux entreprises de l’ESS». Sur le plan économique, elle plaide pour un «véritable éco-système local social et solidaire favorable à une économie active dans l’alimentation (…),  l’écologie (…), le social»; le développement des «emplois d’utilité citoyenne: d’une durée maximale de 3 ans, co-financés par la collectivité et les entreprises», «l'augmentation des dépenses de fonctionnement des communes en matière d’aide et d’action sociale».

1)  Le document est accessible en ligne sur le site de l'UDES

Communiqué UDES – 26 février 2020