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L'UNSA en attente de précisions sur les annonces d'Emmanuel Macron

L'Union nationale des syndicats autonomes considère que le Président de la République, lors de sa conférence du presse du 25 avril 2019, a énoncé «quelques mesures concrètes positives (baisse de la pression fiscale sur les classes moyennes, réindexation des retraites, mise en place d’un guichet France service…) mais à effet différé» et attend donc des précisions quant à leur mise en œuvre. Convaincue qu'il faut «gagner la bataille du travail», l'organisation syndicale de salariés n'en sera pas moins «attentive et combative sur les mesures concernant l’encouragement à travailler plus longtemps en lien avec la réforme des retraites. Le secrétaire général de l'UNSA Laurent Lescure se félicite de «l'’inflexion (…) sur le rôle des partenaires sociaux qui seront associés aux grandes questions touchant notamment aux transitions écologiques et technologiques», et entend bien, à cette occasion, «porter son exigence du virage social, environnemental et démocratique». 

Communiqué UNSA – 26 avril 2019

Pour la Conf’, les mesures sur les retraites sont insuffisantes

La Confédération paysanne estime que les annonces du Président de la République sont insuffisantes en matière de retraite des agriculteurs. L’organisation professionnelle prend certes acte de l’indexation sur l’inflation, du minimum de 1000 euros, mais «regrette de devoir attendre au 1er janvier 2020 la mise en application qui aurait pu être immédiate». Surtout, elle estime que ces mesures masquent un abandon effectif des retraités agricoles. La Conf’ réitère donc sa demande de «revalorisation immédiate à 85 % du Smic* pour les ”déjà retraités”  de l'agriculture».

Communiqué Confédération paysanne – 26 avril 2019

Le «CDI de chantier» validé dans l'industrie du médicament

Les entreprises du médicament (LEEM) se félicitent des «deux accords collectifs modernisant les dispositions conventionnelles et permettant le recours au CDI de chantier» signés avec les organisations syndicales CFDT, CFTC et UNSA le 11 avril 2019. L'organisation patronale rappelle que la négociation relative à la révision avait du être interrompue en décembre 2018 en raison de « l’opposition majoritaire des organisations syndicales non-signataires». Les nouveaux accords sont plus favorables aux salariés («nouveaux congés pour évènements familiaux», «calcul des indemnités conventionnelles de licenciement» plus lisible, «prime d’ancienneté des salariés» sécurisée), et «répondent aux attentes des entreprises du secteur, notamment en apportant à ces dernières la flexibilité (…) en assouplissant les règles d’évolution des secteurs géographiques des salariés de la promotion et en diminuant les délais de carence entre deux CDD».

Enfin, les deux parties sont convenues de «recourir au CDI de chantier (…)» ce qui «permettra aux entreprises du secteur de recruter des profils qualifiés pour la durée d’un projet». S'annonce, enfin, une négociation sur la«prévention des risques et de santé au travail».

Communiqué LEEM – 25 avril 2019

La Conf' demande plus à la loi EGAlim

La Confédération paysanne considère que les textes relatifs à la loi EGALim concernant les prix anormalement bas et la coopération agricole présentent des avancées mais aurait souhaité que le Gouvernement aille plus loin en définissant directement «le prix abusivement bas (…) au niveau du coût de production» et en obligeant les coopératives à «plus de transparence» afin d'assurer «une rémunération aux paysan-ne-s et une orientation des outils coopératifs vers le développement territorial, l'emploi, la régulation de l'offre et la qualité des produits». En l'état, note encore la Conf'«la loi Egalim n'a pour l'instant eu aucun effet sur le prix payé aux producteurs et productrices».

Communiqué Confédération paysanne – 25 avril 2019

Pas d'issue favorable au Grand débat pour la CGT

La Confédération générale du travail estime que les mesures annoncées par le Président de la République lors de sa conférence de presse du 25 avril 2019 ne répondent pas aux «exigences portées par les différents mouvements sociaux» et illustrent plutôt une «campagne électorale Macronienne cadenassée». En dépit d'annonces «cosmétiques ou symboliques qui ne changeront rien à la vie des Français», l'intervention présidentielle «exonère une nouvelle fois le patronat, les plus fortunés et ne met aucunement à contribution le capital pour répondre aux fractures sociales et territoriales». La CGT dénonce «l'hypocrisie » de la proposition de «retraite par points» qui conduira à « diminuer le niveau des pensions et obliger les travailleurs à partir après l’âge légal pour échapper à une décote». Le syndicat appelle à la mobilisation pour les journées du 1er et du 9 mai 2019, autour de revendications telles que «revalorisation du Smic, des salaires, des pensions de retraite et des minima sociaux», «relance des dynamiques budgétaires pour développer l’emploi, des investissements», «la modernisation et le développement des services publics». 

Communiqué CGT – 25 avril 2019