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Pour FO, la réforme des APL n’est pas une « mesure de justice »

Force ouvrière estime que «l’adaptation du calcul des APL à la “contemporanéité des revenus», qui doit entrer en vigueur «au 1er janvier 2020» n’est pas franchement une «mesure de justice». Le syndicat de salariés constate qu’elle relève plutôt d’une «optimisation» à effet doublement pénalisant: pour les personnes (moins de bénéficiaires, conditions d’accès durcies) et pour le «logement  social,  pilier  de  notre modèle social» puisqu’elle s’applique à celui aussi bien qu’au secteur marchand.

Communiqué Force ouvrière – 14 novembre 2019 

Les médecins libéraux « refondent » le projet sur les Urgences

Plusieurs syndicats de médecins libéraux (Confédération des syndicats médicaux français, Fédération des médecins de France, MG France, Syndicat des médecins libéraux, Bloc) manifestent leur opposition aux pistes «issues de la mission Carli-Mesnier» sur la «refondation des Urgences». Ils alertent aussi la ministre de la Santé sur le fait que faute de revoir la copie «les syndicats de médecins libéraux n’auraient plus d’autre possibilité pour se faire entendre que de s’engager résolument dans une grève des gardes».

Les organisations professionnelles considèrent en effet que le principe d’un «Service d’accès aux soins sous l’égide de l’hôpital» n’est en fait qu’un «nouvel habillage» du 115, dont l’effet sera, techniquement de «monopoliser tous les moyens financiers disponibles: ARM et régulation notamment», et de noyer les «urgences vitales au milieu des appels concernant les soins non-programmés». La solution qu’ils préconisent est celle d’une complémentarité entre les services hospitaliers et la médecine libérale, exigeant notamment «un mode d’emploi de l’organisation des soins s’appuyant sur une filière spécifique aux soins de ville pour les soins non programmés, concrétisée par un numéro dédié», «une régulation des demandes de soins non programmés gérée par des organisations libérales» assortie d’une «valorisation de la prise en charge de ces soins non programmés».

Communiqué commun Bloc, CSMF,  FMF, MG France, FMF – 14 novembre 2019

Solidaires refait les comptes de la réforme de l'assurance chômage

L’Union syndicale Solidaires dénonce la communication partiale du Gouvernement sur d'éventuels bénéficiaires de la réforme de l'assurance chômage et appelle à mobilisation les 30 novembre et 5 décembre 2019. Le syndicat de salariés, s'appuyant sur une note «note d’impact de l’Unedic publiée en septembre dernier» estime que «d’ici à mars 2021, 1,3 million de privé (es) d’emploi sera impacté, soit un (e) chômeur (euse) sur deux», soit par réduction de la durée des droits, soit par baisse de leur allocation.

Solidaires constate que, si selon l'Unedic, les «dépenses liées à ces nouvelles règles baisseront de 6 milliards d’euros», elles se traduiront surtout par une plongée dans la précarité pour «toutes celles et tous ceux qui galèrent au quotidien faute d’avoir un emploi stable, à temps plein», doublée d'une culpabilisation qui masque mal les méfaits «générés par des années de politiques privilégiant le capital au détriment du travail». 

Communiqué Solidaires – 14 novembre 2019

La taxe de 10 € sur les contrats d’extra n'est pas au goût du GNI

Le Groupement national des indépendants se dit opposé à la «taxe de 10 € sur chaque CDDU conclu dans les entreprises à compter du 1er janvier 2020» inscrite dans la loi de finances en lien avec la réforme de l’assurance chômage. Le syndicat d’employeurs du secteur de l’hôtellerie estime que l’amendement proposé d’en exonérer les entreprises «dès que les partenaires sociaux de la branche auront négocié et signé un accord (…) fixant une durée minimale de travail à la vacation pour les extras ainsi que le nombre de vacations à partir duquel l’entreprise devra obligatoirement proposer à l’extra un CDI» n’est pas satisfaisant dans la mesure où il est exigé un blanc-seign du ministère du Travail pour son agrément voire son extension.

Par la voix de son président Didier Chenet, le GNI plaide que «Nos entreprises ne peuvent pas supporter l’augmentation du coût du travail que va entrainer cette taxe (…).  Si nous acceptons le principe de négocier un tel accord (…) il faut reconnaitre que cela exige du temps pour négocier (…) et aussi pour obtenir au terme de longs délais de procédures, les arrêtés d’extension et d’agrément exigés par l’amendement».

Communiqué GNI – 14 novembre 2019

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La Conf’ plaide au tribunal contre la mauvaise cire d’abeilles

La Confédération paysanne apporte son soutien juridique à plusieurs apiculteurs ayant assigné en justice une entreprise produisant de la cire d’abeilles de mauvaise qualité. Le syndicat d’exploitants agricoles considère que «cette affaire, d'une importance nationale pour la filière, doit faire jurisprudence» et rappelle qu’il se mobilisera autant que de besoin afin que «ces procédures juridiques (débouchent-NDLR) sur un dédommagement des apiculteurs.trices touché.e.s par ces pratiques frauduleuses». La Conf’ en appelle par ailleurs à Interapi, interprofession du secteur, pour qu’elle «prenne ses responsabilités» en la matière.

Communiqué Coordination rurale – 13 novembre 2019