——————————   La plateforme d'information des corps intermédiaires du travail, des professions et des entreprises

La Conf' exige encore et toujours que l'État fasse respecter la loi EGAlim

La Confédération paysanne interpelle les pouvoirs publics sur le rôle d'arbitre qui doit être leur leur dans l'application de la loi EGALim.

À la veille de ce qu'elle qualifie de «réunion de la dernière chance», la Confédération paysanne fustige une nouvelle fois «l'opacité sur leurs coûts de production au sein de l'Observatoire de la formation des prix et des marges» entretenue par les industriels de la filière lait. Or, tandis que se tiennent les négociations commerciales normalement cadrées par la loi EGAlim, selon le syndicat d'exploitants agricoles, «nous sommes encore loin de paiements qui couvrent les prix de revient des paysan.ne.s dans la filière laitière; dans les autres filières c'est encore pire». La Conf' rappelle donc une fois encore que «l'État ne peut pas compter sur la seule responsabilisation des acteurs; il doit jouer son rôle d'arbitre».

Communiqué Confédération paysanne – 10 février 2020

Le SML demande au Gouvernement de revoir son projet « ASAP»

Le Syndicat des médecins libéraux demande le retrait de plusieurs articles du projet de loi ASAP dont il considère qu'ils portent atteinte aux compétences des professionnels et à la sécurité des patients. 

Le SML, après analyse du projet de loi ASAP, demande avec force «le retrait des articles 34, 35 et 37». Il estime en effet que le principe de «validation nationale automatique des protocoles de coopération expérimentaux locaux autorisés par les ARS et la HAS» aura pour effet négatif d'exclure toute contrôle de la part des professionnels et traduit «une volonté évidente d’ubériser les compétences professionnelles et médicales des médecins (…) au détriment de la qualité des soins. Il impute également à « Bercy » le projet de «de supprimer la consultation médicale nécessaire à l’établissement du certificat d’aptitude à la pratique sportive». Enfin, il réitère son opposition à «la libéralisation de la vente de médicaments en ligne».

Communiqué SML – 10 février 2020

HELIX_TAGS:

La position du Gouvernement sur le congé pour deuil parental attriste les syndicats

Les propositions du Gouvernement sur le congé pour deuil parental ne trouvent pas grâce auprès des syndicats de salariés, qui les trouvent très insuffisantes. 

Les propositions de FO ont été soumises dans le cadre de la réunion de concertation sur le deuil parental organisée par la ministre du Travail le 5 février 2020, non sans que le syndicat ait rappelé qu'il eut été préférable que la concertation ait été prévue «au préalable». Pour le syndicat de salariés, il est notamment nécessaire que «La possibilité (soit–NDLR) laissée pour les branches professionnelles et les entreprises de négocier des mesures au-delà et non pas supplétives à la loi». Il plaide pour «un congé de droit d’au moins 12 jours ouvrables pour tous salariés du privé et du public» assorti de diverses mesures de soutien, avec «possibilité de fractionner ce congé et de modalités permettant le retour progressif à l'emploi», et sur financement par «la solidarité nationale (assurance maladie à l’instar des congés maternité et paternité)».

FO souligne insiste aussi sur le respect du droit par les entreprises (en matière de RTT, de licenciement) et sur la nécessité de former non seulement les médecins, les aidants, et les responsables RH des entreprises.

De son côté, la Confédération générale du travail a estimé, le 5 février 2020, que la «concertation (…) n’aurait pas dû avoir lieu» et rappelé que «Quelle que soit la décision prise, (…) les mesures de soutien aux parents confrontés au deuil d’un enfant doivent relever de la loi et non de la négociation collective (…) Tous les salariés doivent bénéficier des mêmes mesures, quel que soient leur genre, la taille de leur entreprise, le territoire où ils habitent, la nature de leur contrat de travail ou leur statut».

Communiqué FO – 10 février 2020; Communiqué CGT – 5 février 2020

La FNTR défend les efforts des transporteurs devant la convention citoyenne pour le climat

La Fédération nationale du transport routier a fait valoir l'effort des entreprises du secteur en matière de baisse des émissions de gaz à effet de serre devant la convention citoyenne pour le Climat

Auditionnée le 8 février 2020 par la convention citoyenne, la FNTR a tenu notamment à rappeler, via sa déléguée générale Florence Berthelot, que «Aujourd’hui, le transport routier de marchandises est responsable de seulement 5,7% des émissions de CO2 pour 89% des biens transportés dans l’Hexagone, soit 24% de moins par rapport à 2001», et que c'est le fruit de l'engagement des professionnels. Précisant par ailleurs que l'évolution vers la transition est tributaire «d’un côté, de l’offre (de-NDLR) véhicules disponibles sur le marché, de l’autre (de-NDLR) la stratégie des pouvoirs publics en matière d’énergie (…) et en particulier des points d’avitaillement», la FNTR a aussi mis l'accent sur le fait que la fiscalité «verte», alimentée notamment par la taxe sur le gazole et la TICPE, a été en réalité fléchée vers «le financement des infrastructures» et le «budget général de l'État».

Pour le syndicat d'employeurs du secteur des transports, l'intermodalité doit être privilégiée pour améliorer la contribution du secteur à la transition énergétique. 

Communiqué FNTR – 8 février 2020

Une « Saint-Valentin » pour l'hôpital public sur le ton de la colère

Un collectif de syndicats de professionnels travaillant en hôpital public appelle à la mobilisation le jour de la Saint-Valentin afin d'inciter les pouvoirs publics à améliorer sa situation.

Regroupant des organisations représentatives des personnels médicaux et des internes (AH, AJPH, APH, Avenir hospitalier, CMH, CPH, INPH, ISNI, Jeunes Médecins, SNAMSNAM-HP) le collectif rappelle qu'il est mobilisé, depuis des mois, sur la base du constat de «l’appauvrissement de son financement, la perte d’attractivité des carrières des personnels hospitaliers et une gouvernance interne trop peu partagée». Cette journée du 14 février doit être l'occasion, pour les professionnels du secteur sanitaire et social, «de grands rassemblements festifs dans les grandes villes». 

Communiqué commun AH, AJPH, APH, Avenir hospitalier, CMH, CPH, INPH, ISNI, Jeunes Médecins, SNAM, SNAM-HP – 7 février 2019

HELIX_TAGS: