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Les organisations agricoles plaident la cause de la « sélection variétale »

Près d'une trentaine d'organisations professionnelles agricoles demandent que le Gouvernement ne sacrifie pas l'innovation en matière de sélection variétale

Suite à décision du Conseil d'État relative à la transposition de la directive européenne 2001/18 en droit français qui institue que «toute méthode de sélection variétale développée depuis 2001 génère un produit considéré comme OGM», 27 organisations professionnelles agricoles et de l'agro-alimentaire (syndicats, interprofessions) font part de leurs craintes d'un «coup d’arrêt à l’innovation portée par la sélection variétale qui pourrait s’avérer fatal pour les agriculteurs engagés dans la transition agro-écologique». Rappelant que «les fondements de la directive européenne sur les OGM ont près de 30 ans, la science a avancé et permet d’apporter de nouvelles solutions adaptées pour que les filières agricoles et alimentaires puissent relever les nombreux défis auxquels elle font face», les organisations signataires demandent, en conséquence, de faire évoluer la réglementation communautaire et que « le Gouvernement français préserve un principe d’innovation et mesure les conséquences de la décision du Conseil d’Etat au regard des réflexions européennes qui débutent». 

Communiqué commun AFCA CIAL, AGPB, AGPM, Agridées, Anamso, Arvalis, Centre français du riz, CGB, CSIF, CITFL, Fedepom, FNA, FNAM, FNPHP, FNSPMS, FN3PT, FNSEA, FOP, GNIS, IPTA, Coopération agricole, SNIA, SRFF, Terres Inovia, UFS – 7 février 2020 

L'intersyndicale de salariés préfère le « retrait » à la « réforme »

Le collectif intersyndical de salariés, lycées, étudiants, opposé à la réforme des retraites, envisage une conférence alternative du financement et continue de réclamer le retrait du texte gouvernemental.

L'intersyndicale regroupant la CFE-CGC, la CGT, FO, la FSU, Solidaires, ainsi que les syndicats étudiants (UNEF) et lycéens (FIDL, MNL, UNL) appelle à une nouvelle journée de mobilisation, le 20 février, contre le projet de réforme des retraites. La journée internationale du droit des femmes, le 8 mars, doit être également l'occasion de plaider pour le «retrait» d'un texte dont elles «seraient effectivement les plus grandes perdantes».

Une conférence alternative pour le financement des retraites

Le collectif indique également qu'il «travaille à l’organisation d’une contre-conférence nationale courant mars, déclinée localement, pour débattre largement et publiquement des solutions et propositions envisageables pour un projet sérieux d’amélioration des régimes de retraite».

La FSU exige une vraie négociation sur la revalorisation du métier d'enseignant

La Fédération des syndicats unitaires annonce par ailleurs ne pas agréer les propositions émises par le Gouvernement lors «du 4e atelier de discussion du chantier de réforme des retraites», dont elle estime qu'elles portent «presque uniquement sur l’indemnitaire», «ne permettent pas de prendre en compte l’investissement de tous les collègues et ne répondent pas au déclassement salarial». 

Pour la FSU, «en liant la question salariale à celle de l’instauration d’un régime de retraite par points, le ministre continue de balader les enseignant.es avec ses promesses de revalorisation». Et d'en appeler à des discussions autour de «mesures générales reconnaissant effectivement les qualifications et l’investissement de tous les personnels, (…) qui s’appuient sur tous les leviers qui permettent d’améliorer les carrières: revalorisation des grilles de tous les métiers, amélioration des taux de promotion pour parvenir à des carrières fluides permettant à tous les personnels d’atteindre les échelons terminaux de leur corps, requalifications massives des filières administrative et technique».

Communiqué FSU – 7 février 2020; Communiqué commun CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, FIDL, MNL, UNL – 6 février 2020

L’Ordre des pharmaciens « conditionne » la vente médicaments en ligne

L’Ordre des pharmaciens demande au Gouvernement de renoncer à autoriser la vente de médicaments en ligne et d’ouvrir une concertation avec les professionnels sur la faisabilité d’un tel projet.

Le Conseil national de l’ordre des pharmaciens estime notamment que cette possibilité, inscrite a priori dans la loi d'accélération et de simplification de l'action publique, «soulève un certain nombre de questions et d’incertitudes sur le sujet essentiel de la sécurisation de l’accès aux médicaments», en particulier «l’introduction dans le code de la santé publique de la notion de plateforme et de local déporté». Il doute de sa pertinence au regard de l’incitation à éviter le mésusage en réadressant en officine «certains médicaments de prescription médicale facultative» et note l’effet négatif de la «réduction du nombre de pharmaciens adjoints» susceptibles de dispenser du conseil.

Il est clair, pour la présidente de l’ordre professionnel Carine Wolf-Thal, que «Alors que la population souhaite plus de lien direct avec les professionnels de santé de premier recours et de conseil personnalisé, ce projet de loi ne répond pas à leurs attentes». D’où sa demande de suspension de la mesure et d’ouverture d’une consultation des professionnels. 

Communiqué CNOP – 7 février 2020

La Con’f entendue par le Conseil d’État sur sa saisine anti OGM

La Confédération paysanne salue la décision du Conseil d’État obligeant le Gouvernement à prendre des mesures contre la commercialisation de plantes OGM et VrTH.

Cette décision fait suite à une saisine de la juridiction, en 2015, par un collectif de 9 organisations professionnelles, dont la Con’f, et de la société civile, pour «le refus du premier Ministre (…) de prendre un moratoire sur la culture en France des variétés rendues tolérantes aux herbicides (VrTH) et d'appliquer la réglementation OGM à toutes les variétés obtenues par les nouvelles techniques de mutagenèse». La décision ne satisfait que partiellement l’objet de la saisine mais impose au Gouvernement «d'annuler l'enregistrement au catalogue des variétés qui y ont été inscrites illégalement» et, par ailleurs «de réaliser une évaluation des risques générés par ces variétés et de définir des conditions de culture destinées à limiter l'utilisation des herbicides».

Communiqué commun Confédération paysanne, Réseau Semences Paysannes, Amis de la Terre, Vigilance OGM et pesticides 16, Vigilance OG2M, CSFV49, OGM Dangers, Vigilance OGM 33, Fédération Nature & Progrès – 7 février 2020

Les bons chiffres de l'apprentissage font le bon compte des organisations profesionnelles

Suite à la présentation officielle des chiffres de l’apprentissage en 2019, le 4 février 2020, divers syndicats d'employeurs et de salariés ainsi que le réseau des chambres de métiers font part de leur satisfaction. 

Pour la CFTC: le fruit d'un dialogue social de qualité

Côté syndicats de salariés, la Confédération française des travailleurs chrétiens se félicite de la progression de l'apprentissage en France, estimant qu'elle est le fruit d'un dialogue social de qualité. Le syndicat de salariés en est d'autant plus satisfait qu'il peut s'attribuer la paternité de plusieurs propositions reprises dans «le rapport Brunet» puis dans «la loi ”Avenir professionnel”», concernant aussi bien l'amélioration de leur rémunération que l'«assouplissement des horaires de travail des apprentis (…) lorsque l’organisation du travail le justifie». 

La confédération n'en estime pas moins qu'il faut encore conforter le dispositif via des mesures telles que: «renforcement de l’accompagnement de l’apprenti» assortie d'un «véritable statut aux tuteurs et maîtres d’apprentissage»; développement de «campus (qui–NDLR) regroupent sur un même site CFA, lycées professionnels et entreprises», avec pour effet vertueux d'améliorer la situation globale de l'apprenti (travail, logement, santé) et de susciter des «passerelles entre métiers». 

Les syndicats patronaux continueront à mobiliser les entreprises

Le Mouvement des entreprises de France estime, pour sa part, que c'est le «signal que les réformes engagées facilitent le développement de cette voie de formation, notamment grâce à l’effort de simplification que le Medef a porté pour encourager le recrutement d’alternants». Pour la confédération patronale, les bons chiffres s'expliquent clairement par «une forte mobilisation de tous les acteurs pour valoriser l’apprentissage auprès des jeunes et de leurs familles». Et d'en appeler à «sortir d’un système administré pour former des jeunes, en fonction des besoins du marché».

Le Centre national des professions de l'automobile (CNPA) se dit satisfait des chiffres mais aussi de «la mesure proposée par la ministre de rendre amortissables toutes les dépenses de formations liées à des investissements corporels ou incorporels». Il rappelle par ailleurs que ces annonces font écho à la «Semaine des services de l’automobile et de la mobilité (SSAM), initiée par la branche automobile pour promouvoir, notamment auprès des jeunes, des métiers d’avenir et de passion». Selon le CNPA, «le secteur des services de l’automobile affiche depuis des années une évolution constante et durable du nombre de contrats en alternance, en particulier de l’apprentissage». 

Le président de la Fédération nationale des travaux publics, Bruno Cavagné considère que «On est en bonne voie de surmonter les barrières psychologiques sur l’apprentissage qui est de plus en plus perçue comme une voie d’avenir. C’est d’autant plus vrai dans les travaux publics que nos métiers sont au cœur des grands enjeux de demain: les mobilités durables, la transition écologique, la révolution numérique et technologique. Mais ne nous réjouissons-pas trop vite ! Nous sommes encore loin du compte pour répondre efficacement aux besoins de nos entreprises. » De fait, le secteur du BTP est confronté à de réelles difficultés de recrutement, ce qui exige que «les efforts conduits par l’ensemble des acteurs de la formation» soient «poursuivis». Les centres de formation de la filière entendent donc se mobiliser fortement pour «mettre en œuvre la réforme de l’apprentissage», ce tandis que la FNTP relancera sa «campagne de communication nationale #FranchementRespect» destinée à faciliter le sourcing pour les entreprises comme pour les apprentis. 

L'ADN des chambres de métiers

À la tête du réseau national des chambres de métiers, Bernard Stalter tient à rappeler la contribution essentielle de l'artisanat à ces résultats via ses CFA: «L’apprentissage, c’est l’ADN de l’artisanat. Depuis leur création en Alsace il y a 120 ans, les chambres de métiers et de l’artisanat ont développé cette voie de l’excellence qui permet de transmettre nos savoir-faire français au plus près de tous les territoires (…) Au vu des projections et tendances enregistrées en début d’année nous dépasserons largement au mois de mai le 100 000 apprentis pour la campagne 2019 –2020. »

Communiqué CFTC – 6 février 2020; Communiqué Medef; Communiqué CNPA; Communiqué FNTP – 5 février 2020; Communiqué APCMA – 4 février 2020