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L'OTRE mobilise contre le matraquage fiscal

Les entreprises du transport routier de marchandises se mobiliseront les 7 et 8 décembre 2019, à l'appel de l'Organisation du transport routier européen (OTRE) — sous forme notamment de blocages routiers dans les grandes capitales régionales-NDLR. Et l'organisation entend éventuellement appeler à poursuivre le mouvement. 

Cette mobilisation est motivée par un «matraquage fiscal», illustré par «la hausse de la fiscalité sur le gazole professionnel contenue dans le projet de loi de finances pour 2020» ainsi que par le refus, jusqu'à présent, du Gouvernement de «d’étudier enfin avec sérieux la proposition alternative Éco-Contribution proposée par la profession pour le financement des mesures prévues dans la LOM». Concrètement, selon l'OTRE, «Accepter une surcharge supplémentaire des taxes sur le carburant français, c’est remplacer un camion français par un camion étranger, conduit par un étranger». Le syndicat d'employeurs demande donc aux pouvoirs publics de revoir leur position sur ladite taxe ou tout au moins la «suppression de la taxe à l’essieu». 

Communiqué OTRE – 6 décembre 2019

Mobilisation intersyndicale soutenue contre la réforme des retraites

Suite à la mobilisation du 5 décembre 2019, les syndicats de salariés interpellent le Gouvernement afin qu'il revoie la copie et promettent d'ores et déjà de continuer la lutte si tel n'est pas le cas. 

L'intersyndicale entend poursuivre et élargir la contestation

Une convergence syndicale s'est établie entre syndicats de salariés (Force ouvrièreConfédération générale du travailUnion syndicale SolidairesFédération syndicale unitaire) et d'étudiants (Union nationale des étudiants de France) et lycéens (Union nationale lycéens) pour se mobiliser le 5 décembre 2019.

Au lendemain de la journée, l'intersyndicale devait se réunir pour, selon la Confédération générale du travail, «analyser la situation et de proposer d’autres “temps forts” interprofessionnels». La CGT souligne que l'initiative syndicale est «soutenue par des centaines d’associations, de collectifs et de mouvements de citoyens, par des centaines d’intellectuels et artistes et par des dizaines d’organisations syndicales internationales» et reçoit un «soutien fort de la population». Faute de «renoncer à son projet de réforme et engager de réelles négociations pour assurer la pérennité et l’amélioration de notre système de retraite», le «président de la République (…) exposera le pays à un conflit social majeur et en portera l’unique responsabilité». 

Force ouvrière, dont le siège accueille la réunion intersyndicale du 6 décembre, estime que «la mobilisation dans les manifestations est d’une ampleur rare, inédite depuis 2010 et 1995» et démontre «une adhésion générale des salariés», une «détermination affichée en nombre et dans le calme !». Pour FO, le Gouvernement doit opter pour «l’ouverture de négociations sans préalable. Le projet de régime unique par point est largement rejeté. On peut et doit préserver et améliorer le système actuel et ses régimes». En tout état de cause, l'élargissement de la mobilisation reste à l'ordre du jour. 

Solidaires plaidera, lors de la réunion «la reconduction de la grève, de manifestations interprofessionnelles larges et unitaires partout le 7 décembre et d’appels à des journées de grèves et de manifestations dès la semaine prochaine, afin d’élargir et d’ancrer la grève reconductible». Non sans avoir mis en cause la volonté du pouvoir et de certains médias de justifier les «violences policières», «ternir l’image des manifestations», le syndicat se félicite d'un «big bang social qui est en route et qui marque le refus total de cette contre-réforme des retraites», mais aussi «des mesures qui ont aggravé la précarité et les inégalités sociales avec par exemple la réforme de l’assurance chômage, la baisse des APL».

Les professions libérales pas prêtes à se mettre au régime universel

Reçue le 5 décembre par le Haut-Commissaire à la réforme, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) constate que «Le Gouvernement concerte mais ne négocie pas: la CSMF, elle, négocie mais perd patience. Et elle n’hésitera pas à appeler tous les médecins libéraux à engager un bras de fer (…) pour sauver leur retraite», c'est-à-dire la CARMF et ses réserves, la limitation à 1 PASS, le maintien de l'ASV, la participation à la gouvernance

Le collectif SOS Retraites, réunissant 16 organisations (ordres professionnels, syndicats de professionnels libéraux et de salariés des secteurs de la santé, du juridique, du transport aérien) se dit «solidaire des mobilisations en cours dans le pays» et fustige «le dogmatisme du Gouvernement et le simulacre de concertation». Il entend plus particulièrement défendre les régimes autonomes contre un projet qui aboutirait à «supprimer ces régimes, à faire un hold-up d’État sur leurs réserves cotisées et à majorer le coût du maintien des retraites à leur niveau actuel (…) sans toutefois garantir le maintien des pensions actuelles». L'ensemble des professionnels relevant de ces régimes est appelé à «à cesser toute activité le 3 février prochain». 

Si elle ne s'associe pas à la mobilisation du 5 décembre, la Fédération française des praticiens de santé (FFPS) «partage les inquiétudes générées par le projet de réforme». À l'issue d'une journée de concertation sectorielle avec le HCCR, elle estime que «les revendications portées par nos représentants ont permis au HCRR de tenir compte des particularités de nos professions», notamment sur la compensation de la «majoration des cotisations». Pour autant, «Il reste cependant du chemin à parcourir pour que cette réforme soit acceptable». 

Communiqué CGT;  Communiqué FO; Communiqué Solidaires; Communiqué CSMF; Communiqué collectif SOS retraites; Communiqué FFPS – 5 décembre 2019

Un club pour activer la politique en faveur de la chaleur renouvelable

Le Club des acteurs de la chaleur renouvelable (CACR), qui fédère plusieurs syndicats d'employeurs (Association française des professionnels de la géothermieComité interprofessionnel du bois énergie, Enerplan, FedeneSyndicat des énergies renouvelables) et associations ou réseaux (AmorceATEEVia Sèva), alerte les pouvoirs publics sur l'enjeu clé, pour la transition écologique, que constitue le développement d'une filière de la chaleur renouvelable.

S'il se félicite des mesures déjà prises dans la cadre du «groupe de travail ministériel sur les réseaux de chaleur et de froid» (« renforcement du niveau d’aide par projet pour rétablir la compétitivité des EnR&R2thermiques, accroissement du Fonds chaleur ainsi que divers dispositifs (…) soutien pour les réseaux en difficulté, extension, verdissement, densification des réseaux existants, promotion en faveur de la création de nouveaux réseaux»), le club espère un déploiement rapide dans le cadre d'un partenariat des pouvoirs publics et de la filière. Il se dit aussi attentif aux dispositifs qui vont être mis au service des particuliers en substitution à l’actuel CITE3».

Il regrette, en outre, que «le débat sur la fiscalité écologique» ait masqué la nécessité de redonner «aux renouvelables thermiques la compétitivité nécessaire à leur croissance» et rappelle que, «dans l'attente des résultats des travaux de la convention citoyenne pour le climat», il s'agira «d'éviter que le gel de la fiscalité carbone ne pénalise la compétitivité» de la filière.

Communiqué CACR – 4 décembre 2019

Les internes hospitaliers en mouvement social

Un collectif de syndicat d'internes en médecine et pharmacie (Syndicat national des médecins, chirurgiens, spécialistes, biologistes et pharmaciens des hôpitaux publicsIntersyndicale nationale des praticiens hospitaliersJeunes Médecins, Action praticiens hôpital, Coordination médicale hospitalièreAvenir jeunes pharmaciens hospitaliersIntersyndicale nationale des internes) annonce le lancement d'un «mouvement de grève illimité des internes en médecine et en pharmacie qui débutera le 10 décembre». Les syndicats de professionnels libéraux du secteur sanitaire et sociale entendent rappeler au Gouvernement qu'ils attendent des «mesures significatives qui permettraient de surmonter cette crise sans précédent» de l'hôpital. Ils seront aussi mobilisés lors de la journée du 17 décembre 2019. 

Communiqué commun APH, CMH, AJPH, INPH, ISNI, SNAM-HP, SNAM-HP – 4 décembre 2019

Unicancer toujours en attente d’un traitement adapté aux besoins des ESPIC et des CLCC

La Fédération Unicancer réaffirme auprès de la ministre de la Santé ses attentes d’un traitement équitable des établissements publics et privés non lucratifs (Espic, centres de lutte contre le cancer) dans le cadre du plan d’urgence pour l’hôpital. Et cela concernant aussi bien le «volet attractivité», «l’évolution des crédits Merri» grâce au rehaussement de l’Ondam, «le plan de reprise de la dette».

Le syndicat d’employeurs privés du secteur sanitaire et social dit avoir «pris bonne note que la ministre souhaite attendre les conclusions de la mission conjointe de l’IGAS et de l’IGF sur le différentiel de charges sociales et fiscales entre secteurs public et privés», mais n’en attend pas moins une solution équitable. Il demande d’ores et déjà «l’arrêt de la reprise du CITS».

Communiqué Unicancer –  4 décembre 2019