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Travail décent: les syndicats interpellent le Gouvernement

À l’occasion de la 12e Journée internationale pour le travail décent, organisée par la Confédération syndicale internationale (CSI), plusieurs syndicats de salariés interpellent le Gouvernement.

Force ouvrière rappelle notamment que les services de santé et de la petite enfance, alors qu’ils devraient «disposer de moyens indispensables» sont au contraire impactés par les «politiques d’austérité» et le plan «Ma santé 2021». L’organisation souhaite, avec l’OIT, que soient valorisés «pleinement les emplois à domicile, en particulier la prise en charge des ascendants et descendants, qui mobilisent très majoritairement les femmes qui se trouvent plus en difficulté pour accéder à un véritable emploi».

Pour la Confédération française et démocratique du travail, le thème choisi «Investir dans les soins pour l’égalité de genre» met en lumière «la situation actuelle en France, dans le secteur de la santé,notamment les hôpitaux et les EPHAD, dont les travailleurs, et le plus souvent les travailleuses, continuent de subir des conditions de travail délétères». S’y ajoutent «la précarité due au contrats courts ou aux temps partiels subis». La confédération met aussi fortement en doute la «décence» des «conditions de vie au travail des travailleurs des plateformes». La CFDT entend ainsi rappeler au Gouvernement, mais aussi au Medef, qu’une réflexion est nécessaire en vue «de faire que les travailleuses et travailleurs en France puissent être acteur de leur travail mais aussi plus largement dans la société».

Communiqué FO; Communiqué CFDT – 7 octobre 2019

Des syndicats en ordre de bataille contre la réforme des retraites

Force ouvrière estime que l’intervention du Président de la République concernant le dossier des retraites démontre que «le Gouvernement est loin d’avoir convaincu». La confédération se dit prête à la «bataille de communication», via «campagne d’information, (…) discussions et (…) débats, et (…) mobilisation». Son leitmotiv: « Le risque majeur du projet gouvernemental du régime unique par points est (…) de donner aux gouvernements, demain, tout pouvoir quant au cadrage financier du pilotage du système, et de ce fait, de peser sur le niveau des pensions et de contraindre ainsi les salariés, quand ils ont encore un emploi, de devoir reculer l’âge de départ à la retraite».

L’Union syndicale Solidaires appelle à la grève, le «5 décembre prochain et les jours qui suivront», aux côtés de Sud Rail et Sud RATP, pour s’opposer à la «réforme des retraites avec un système à points» motivée selon elle par «un faux prétexte de simplification». Si l’organisation admet que «les régimes actuels doivent être améliorés», elle conteste que soit plafonné «le pourcentage des richesses consacré aux retraites» plutôt que «les profits, les salaires des dirigeant-es» et demande une lutte renforcée contre la «fraude fiscale». Solidaires revendique la possibilité de «départ à taux plein à 60 ans et un départ anticipé pour l’ensemble des métiers pénibles», un «taux de remplacement à 75% sur les derniers salaires», «aucune retraite (…) inférieure au SMIC».

Communiqué Force ouvrière; Communiqué Solidaires – 3 octobre 2019

FNSEA, JA et APCA s'irritent de la LF2020

La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, Jeunes agriculteurs et l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture font par de leur irritation suite à l'annonce, dans le cadre de la loi de finances 2020, d'un projet de «baisse de 15% des ressources spécifiques des chambres d’agriculture». Un mécontentement redoublé par la disposition prévoyant de régionaliser «la collecte de la taxe additionnelle à la TFNB (taxe sur le foncier non bâti - NDLR)». Claude Cochonneau, président de l'APCA, rappelle en outre qu'il «est scandaleux d’apprendre l’existence de cette disposition à la lecture du projet de loi. Cette absence d’information et de concertation est déplorable», ce alors même que des discussions sont en cours avec le ministère de l'Agriculture autour du projet stratégique du réseau consulaire. Les trois organisations interpellent les parlementaires afin qu'ils se refusent à adopter ces deux projets. 

Communiqué commun FNSEA, JA, APCA – 3 octobre 2019 

La FESAC moyennement satisfaite du décret FONPEPS

La Fédération des entreprises du spectacle vivant, de la musique, de l’audiovisuel et du cinéma (FESAC) nait connaître sa satisfaction relative suite à la publication du décret portant refonte des aides à l’emploi du Fonds national pour l’emploi pérenne dans le spectacle (FONPEPS) publié le 2 octobre 2019. L'organisation professionnelle salue le «volontarisme du ministère de la Culture» qui a permis une concertation bénéfique aboutissant à un texte qui «unifie les critères d’octroi des aides, dans un souci de simplification, et en majore les montants». Elle dit regretter, en revanche, «la suppression de l’aide au 1er CDI» et le manque de cohérence entre le transfert au Centre national de la musique de l'«aide à l’emploi dans l’édition phonographique» et les «pourcentages d’aides négociés par les partenaires sociaux il y a près d’un an». Pour la FESAC, le renforcement des engagements budgétaires est indispensable à une réussite de la refonte du FONPEPS. 

Communiqué FESAC – 2 octobre 2019

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L'UNAPL souhaite que la prime Macron soit viable dans les TPE

L’Union nationale des professions libérales souhaite l'extension du «dispositif d'exonération fiscale et sociale…des primes versées aux salariés» prévu par la loi MUES. L'organisation professionnelle rappelle que les entreprises, comme les salariés, se sont «appropriés le dispositif», mais dit craindre que le PLFSS ne se traduise par «un net rétrécissement de la portée de la mesure», puisqu'il «conditionne l’exonération fiscale et sociale des primes à l’existence ou à la mise en place d’un accord d’intéressement dans l’entreprise». Une «exigence totalement disproportionnée» pour «les TPE du secteur des activités libérales et propre à les dissuader de distribuer à nouveau des primes» selon L'UNAPL. Elle souhaite donc que «la mise en place d’un accord d’intéressement ne concerne que les seules entreprises de plus de dix salariés». 

Communiqué UNAPL – 2 octobre 2019

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